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Le nouveau JAUFFRET décortiqué par Jean-Louis Kuffer.
Sans laisser d'adresse est le titre du nouvel Harlan Coben. On vous en parle.
Patrick de Carolis se livre à Brice Depasse.
Le nouveau Stephen KING sortira en mars prochain. Le Dr Corthouts l'a déjà lu.
Bernard PIVOT s'entretient avec Jean-Louis KUFFER.
Special Livre de Bord avec Marc LEVY.
DAN BROWN revient enfin Le symbole perdu son nouveau roman est en librairie. Qu'en penser ?
Classique SOLLERS Le Disours parfait de Philippe SOLLERS est-il une nouvelle bible ? Jean-Louis KUFFER y répond.
ALEXANDRE JARDIN Entretien à propos de son nouveau poche "Chaque femme est un roman"
JEAN d'ORMESSON s'entretient avec Brice & Nicky dans une spéciale de Livre de Bord.
Entretien de Jean-Louis KUFFER avec Bernard PIVOT à propos des Grands Entretiens réunis, par Gallimard et l’INA, sur 10 DVD : avec Albert Cohen, Françoise Dolto, Georges Dumézil, Marguerite Duras, Louis Guilloux, Marcel Jouhandeau, Claude Lévi-Strauss, Vladimir Nabokov, Georges Simenon, Marguerite Yourcenar + un ouvage tiré des Archives du Monde, réunissant des articles sur les écrivains concernés, des textes de ceux-ci et autres entretiens parus dans Le Monde.
C’est une belle contribution à la mémoire littéraire du XXe siècle littéraire que représente le coffret réunissant dix grands entretiens de Bernard Pivot avec quelques-uns des derniers « monstres sacrés » de la littérature et des sciences humaines. Pour évoquer ce coffret riche de conversations diversement intéressantes et parfois inénarrables (à commencer par le numéro de prestidigitateur verbal d’un Nabokov), j’avais envie d’aller à la rencontre du plus jovial des interlocuteurs d’écrivains, débarqué à Paris en 1958 avec le rêve d’y devenir chroniqueur sportif, et engagé au Figaro littéraire sur sa bonne mine frottée d’excellence connaissance... des vins. L’homme, après une belle carrière de passeur, actuellement académicien Goncourt, n’a rien perdu de sa vivacité et de sa bonhomie. La rencontre date de ce 28 janvier 2010, à Paris. - Y a-t-il un livre, ou un écrivain, qui vous ait marqué dans vos jeunes années. - En fait, je l’ai dit et répété, j’ai très peu lu en mon adolescence. Les premiers livres que j’ai lus, avec une conscience de ce qu’est un livre et de ce qu’on appelle la littérature, c’est Les enfants du bon Dieu d’Antoine Blondin, vers 18 ans. Avant, j’avais pas mal lu jusqu’à l’âge de dix ans, malgré le peu de livres que nous avions en ces temps de guerre, mais par la suite j’ai surtout joué au football. Tout de même, un auteur qui m’a charmé, dans ma jeunesse, c’est Félicien Marceau, avec Bergère légère, Capri petite île, Les élans du cœur, des choses comme ça ; et puis Aragon, pour ses poésies d’amour. Donc je ne peux pas dire qu’il y ait un livre, à cette époque, qui m’ait bouleversé. Les auteurs que je vous ai cités, mais aussi Vialatte ou Camus, n’ont cessé ensuite de m’accompagner. Ce qui est curieux, dans mon parcours atypique, c’est que j’étais plus intéressé par le style des écrivains que par le contenu de leurs livres. Si j’avais écrit, j’aurais voulu écrire comme Blondin. À savoir : raconter avec humour, et une certaine drôlerie, les chagrins de la vie. Cela étant, l’auteur que j’ai découvert à huit ou neuf ans et qui ne m’a jamais quitté, c’est La Fontaine. Je vivais alors dans une ferme et le fait que des animaux parlent m’a stupéfié, surtout des animaux inconnus. J’ai mémorisé beaucoup de fables, et je les apprenais crayon en main, comme je l’ai fait toute ma vie, notant les mots dont je ne savais pas le sens, que je découvrais ensuite dans mon Petit Larousse avant d’en émailler mes rédactions, surprenant parfois l’instituteur par un usage plus ou moins fantaisiste. - Quand et comment êtes vous devenu un vrai lecteur ? - À partir du moment où, en 1958, j’ai été engagé par le Figaro littéraire, après quoi je me suis mis à lire comme un fou. Je n’avais rien lu de Céline, ni de Yourcenar ni des écrivains dont on parlait à l’époque, j’avais tout à rattraper. Je rêvais d’un poste à L’Equipe, mais le hasard m’a fait devenir courriériste littéraire au Figaro, grâce à ma connaissance du vin et au bon souvenir que le rédacteur en chef avait de Lyon et du Beaujolais… C’est ainsi que j’ai commencé de courir après l’information littéraire et de converser avec les écrivains, comme je n’ai cessé de le faire. - Quelles rencontres vous ont marqué en vos débuts ? - J’ai rencontré Michel Tournier alors qu’il était encore éditeur. J’aimais beaucoup aller dans son bureau, chez Plon, recueillir des informations, et puis j’ai été ébloui lorsqu’il a publié son premier livre, Vendredi ou les limbes du Pacifique. N’ayant aucun préjugé je m’amusais autant à rencontrer Robert Merle que Robbe-Grillet. J’ai aussi rencontré Jérôme Lindon, éditeur du Nouveau Roman, qui m’a dit un jour qu’il n’y avait rien de plus triste qu’un best seller qui ne se vend pas… Par ailleurs, j’aimais bien parler des coulisses de la vie littéraire, des élections à l’Académie ou des dessous des prix littéraires. - Comment vous est venu le désir de la télévision ? - On est venu me chercher. Des écrivains avaient dit, à Jacqueline Baudrier qui cherchait quelqu’un, que je pourrais peut-être faire l’affaire, et c’est comme ça qu’est né Ouvrez les guillements, lancé sans maquette et sans répétition, en direct. C’était une émission assez éclatée, avec des interventions de Michel Lancelot sur la science fiction, André Bourin et Gilles Lapouge sur la littérature ou Jean-Pierre Melville sur le cinéma. L’exercice a duré un peu moins de deux ans, jusqu’à la fameuse réforme de l’ORTF. Ensuite, quand Marcel Jullian m’a appelé sur la Deuxième chaîne, j’ai proposé tout naturellement une émission thématique, pour pallier la dispersion d’Ouvrez les guillemets, et ce fut Apostrophes. - On parle toujours de l’impact inégalé d’Apostrophes. À quoi l’attribuez-vous ? - Si l’on en parle avec une certaine nostalgie, c’est que l’heure de passage (21h45) était favorable, qu’il y avait plus de grandes figures littéraires qu’aujourd’hui. Les Yourcenar, Simenon, Duras, Cohen, étaient des mythes vivants, et c’est évidemment ce qui m’a amené aux grands entretiens. Par ailleurs, le fait que je n’aie pas fait d’études supérieures de lettres facilitait ma complicité avec le grand public. Mon statut de provincial pas vraiment de la paroisse parisienne faisait que j’étais une sorte de téléspectateur averti plus qu’un intellectuel ou qu’un écrivain. Et puis il y avait le sérieux du travail. Les écrivains et le public me faisaient confiance, parce que je lisais les livres dont je parlais. Pierre Nora a écrit, assez justement, que j’étais devenu l’interprète de la curiosité populaire. - Vous avez évoqué les « monstres sacrés » de l’époque. Quels critères ont déterminé vos choix pour les grands entretiens, . à commencer par Albert Cohen ? - Comme j’adorais Belle du Seigneur, et qu’Albert Cohen refusait toute interview, je n’ai cessé d’insister jusqu’à ce qu’un de vos confrères proche de l’écrivain, Gérard Valbert, permette enfin cette rencontre mémorable. Quant à Duras, c’était un monument vivant, et Nabokov représentait l’un des plus grands écrivains du XXe siècle. En revanche, j’ai échoué dans mes tentatives de rencontrer René Char, Cioran ou Julien Gracq. Aujourd’hui, je regrette tout particulièrement qu’il n’y ait aucun document substantiel sur René Char. Je regrette beaucoup, aussi, de n’avoir pas fait de tête-à-tête avec Romain Gary. - Mais vous vous êtes amplement rattrapé avec Soljenitsyne ! - Oui, j’ai suivi tout son itinéraire d’exilé. Cela a commencé à la parution de L’Archipel du Goulag, en 1974, qui a donné lieu à un débat très vif où Alain Bosquet et Max-Pol Fouchet se sont déchaînés ! Puis il a été viré de l’URSS et je l’ai accueilli une première fois sur le plateau d’Apostrophes. Ensuite je suis allé lui rendre visite aux Etats-Unis, puis je l’ai reçu à son retour d’Amérique et, après la chute du mur de Berlin, je lui ai rendu une dernière visite dans sa datcha proche de Moscou. Tout ce temps-là, il est resté le même, humainement très agréable et d’une grande précision au travail. - Comment vous êtes-vous préparé à ces rencontres ? - Par un très grand travail. Vous pouvez vous imaginer qu’interroger un Georges Dumézil, sans aucune connaissance préalable de la linguistique, n’est pas une sinécure. Pareil pour un Lévi-Strauss. Mais je tenais à de tels entretiens à caractère scientifique, qui touchent quand même de près à la littérature et à l’anthropologie. On ne quittait pas le domaine du langage et des mots, et c’était touchant d’entendre Dumézil évoquer sa rencontre du lendemain avec le dernier locuteur d’une langue en voie de disparition sur terre…Ce qui m’intéressait, aussi, c’était de parler de ce qui fonde la recherche de ces grands savants, sans entrer dans le détail. Rencontrer Dumézil, adorable dans son contact personnel, au milieu des ses livres empilés et débordant littéralement de partout, reste aussi un grand souvenir. Là-dessus, j’aurais eu plus de peine à rencontrer un Einstein, faute de compétence… Question travail, même si j’avais un assistant précieux en la personne de Pierre Boncenne, jamais je n’ai travaillé sur des fiches établies par d’autres. - Et Simenon ? - Le souvenir de notre deuxième entretien, à Lausanne, reste marqué par une émotion particulière puisqu’il venait de publier Le Livre de Marie-Jo, consacré au suicide de sa fille. C’était un homme très simple, et je me souviens qu’à un moment donné il a enclenché un magnétophone sur lequel était enregistrée la voix de Marie-Jo. J’en ai eu le souffle coupé… - L’an passé ont paru deux livres, de Richard Millet et Tzvetan Todorov, établissant un bilan catastrophiste de la littérature française. Qu’en pensez-vous ? - S’il n’y a plus guère de grands écrivains tels que ceux dont nous parlions tout à l’heure, nous avons quand même un Le Clézio couronné par le Nobel de littérature, notamment. Je pense qu’il faut toujours être prudent en la matière. Stendhal, de son vivant, ne fut reconnu que par un Balzac, et peut-être sommes-nous aussi myopes. Cependant je pense qu’effectivement nous ne sommes pas dans une période de plein emploi du roman, si j’ose dire, qui nous mette dans l’embarras pour attribuer le Goncourt. Nous ne sommes plus dans les grandes années du XIXe ou même de l’entre-deux guerres. Le roman se porte bien en apparence, en tout cas il abonde plus que jamais, mais on peut se demander aussi s’il n’y a pas une fatigue du genre, autant chez les lecteurs que chez les critiques et chez les auteurs ? Je me pose la question, mais je n’ai pas de réponse… - On a vu, ces dernières années, des romans de francophones accéder aux plus grands prix, d’Alain Mabanckou à Dany Laferrière, en passant par Nancy Huston et Marie Ndaye ? Ce phénomène vous réjouit-il ? - Bien entendu, et d’autant plus qu’une certaine mode privilégie plutôt les auteurs étrangers, à commencer par les Anglo-saxons. J’ai d’ailleurs toujours tâché de rester attentif aux littératures de la francophonie, même si d’aucuns ont trouvé cette attention insuffisante, mais c’est le fait du centralisme parisien de l’édition… - En tant qu’académicien Goncourt, êtes-vous exposé à de fortes pressions ? - Bien entendu, mais je m’en suis toujours prémuni farouchement, et les gens savent mon sale caractère en la matière, et ce n’est pas d’aujourd’hui. Les auteurs auxquels il est arrivé de m’appeler directement sont tombés sur un os, et les doléances des éditeurs s’arrêtaient à mon assistante. - A contrario, on a souvent parlé du manque d’indépendance de certains membres de l’Académie Goncourt… - C’est vrai que certains jurés, naguère, votaient systématiquement pour leur éditeur, mais ce n’est plus le cas à l’heure qu’il est. - Quels livres de la cuvée 2009 vous ont-ils particulièrement intéressé ? - La vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint, La Délicatesse de David Foenkinos, ou le roman de Laurent Mauvignier, Des hommes, et les Listes de Charles Dantzig. - Des grandes rencontres que vous avez faites, laquelle vous a marqué le plus ? - Celle d’Alexandre Soljenitsyne, c’est évident, qui n’était pas qu’un grand écrivain mais un acteur majeur du XXe siècle. Je me suis trouvé devant quelqu’un qui avait participé directement au renversement d’un régime dictatorial et qui était, aussi, un homme rayonnant, d’une stature et d’une présence exceptionnelles. Mais j’ai beaucoup apprécié, aussi le fait d’être reçu par Marguerite Yourcenar. Enfin, j’ai été très touché de retrouver, lors de ma dernière visite à Georges Simenon, qui avait tant écrit et roulé sa bosse, un homme brisé par la mort de son enfant. Je me rappelle cette dernière visite comme un choc. Pas un choc lié à la seule littérature mais à la vie même. - Quels auteurs aimez-vous relire ? - La correspondance de Voltaire, et les pamphlets de Paul-Louis Courier, hélas introuvables aujourd’hui. J’aime beaucoup revenir aussi à Rousseau, à cause de son style, et cela m’arrive souvent de reprendre une pièce de Molière et, hop, d’en relire une ou deux scènes… enfin, la correspondance de Céline, de Flaubert ou de Madame de Sévigné m'enchantent également. Je trouve ces écrits, lancés au fil de la plume, parfaits de naturel et de style…
C'est le jour du monde, le jour des promesses Un jour d'amour qui marque nos faiblesses Celui qui range la mauvaise humeur dans un coin du grenier Un jour qui place l'âme à coté de l'hiver, mais ferme la porte aux choses qui nous laissent parfois de glace.
Je suis le témoin de mes sens, de mes émotions, de mes intuitions, de mes pensées. J'esquisse la forme de leur extase : une radieuse et bouleversante fête, Noël, précieux cordial de la sagesse.
…Enfin s’il y a pas là-haut de café crème, Seigneur, si c’est non fumeurs et ni chiens ni chats, s’il y a pas de juke-box avec Gracias a la vida ou n’importe quoi de Brassens ou de Brel ou de Bashung ou de Neil Young ou de Bob Dylan ou de Lady Day ou de Ludwig Van ou d'Amadeus ou de Puccini ou de Schubert ou de Purcell ou d'Arvo Pärt, si les romans à l'Index du Grand Inquisiteur le sont toujours, si les petits carnets persos et les câlins du matins sont défendus, s’il y a pas de square ou de bar où rencontrer les poètes des cercles disparus, j'entends: Sappho ou Carson McCullers ou Flannery O'Connor ou Annie Dillard ou Emily Dickinson ou Umberto Saba ou Rainer Maria Rilke ou Dylan Thomas ou Robert Walser ou Novalis ou Verlaine ou Lorca ou Cavafy ou Juan Carlos Onetti et toute la bande qui nous a aidés à supporter ou à maudire ou à aimer le drôle de monde où te voici jeté - s’il y a pas tout ça, Jésus, dans ton Paradis, je te le mets sous le sapin pour plus tard... Jean-Louis KUFFER
Profondément dérangés par les dessous de "l'affaire" Mitterrand, nous reprenons ci-dessous l'article de notre excellent confrère suisse, Jean-Louis Kuffer qui a su mettre des mots sur nos états d'âme. L’arrestation de Roman Polanski à son arrivée en Suisse où il était invité pour y être honoré, au Festival du cinéma de Zurich, avec la bénédiction du Chef de l’Office fédéral de la Culture, le candide Jean-Frédéric Jauslin tout fier de lui rendre hommage, laisse une impression de dégoût accentuée par le comportement hypocrite et lâche de nos plus hautes autorités. La façon dont nos vertueux ministres se sont défilés en se rejetant la responsabilité les uns sur les autres, invoquant « l’État de droit » pour justifier l’extradition du cinéaste alors qu’ils savent si bien, au déni de l’équité dont ils se targuent, fermer les yeux en d’autres cas (on se rappelle la protection dont ont bénéficié le financier milliardaire Marc Rich ou le dictateur Mobutu, entre autres), est aussi peu glorieuse que le désastre diplomatique avec la Lybie qui a vu le président de la Confédération ramper devant le dictateur Khadafi. Au nombre des effets collatéraux de cette triste affaire, la campagne de dénigrement visant aujourd’hui Frédéric Mitterrand, qui a « osé » se prononcer en faveur de Roman Polanski, passe les bornes de l’indignité. Autant l’affaire Polanski est délicate et compliquée, autant la délation visant le ministre de la culture française suscite la crainte de voir s’étendre, en Europe, les manifestations les plus odieuses du politiquement correct à l’américaine. À cet égard, la lecture du dernier essai de Pascal Bruckner, Le paradoxe amoureux, paru chez Grasset, où il évoque notamment les dérives du puritanisme américain en matière de surveillance et de punition, laisse présager des lendemains qui déchantent.À partir de rumeurs infondées, sur la base de quelques pages d’un livre où Frédéric Mitterrand, sans s’en vanter, fait état de relations sexuelles tarifées avec des jeunes Thaïlandais majeurs et consentants, le ministre a soudain été décrit comme un apologiste de la pédophilie indigne de sa fonction. Or ce qui est bien plus indigne, de la part de ceux qui l’attaquent, est d’opérer un amalgame immédiat entre homosexualité et pédophilie, dans la meilleure tradition homophobe. Les hyènes qui se déchaînent auront du moins le mérite de nous prémunir contre l’hystérie à venir d’un puritanisme qui, loin de défendre la vertu, fait le lit de la médiocrité et de la tartufferie. Un autre bon contrepoison à recommander enfin : la lecture de La Tyrannie du plaisir (Seuil, 1998) de Jean-Claude Guillebaud, qui oppose la réflexion équilibrée au délire confus… Jean-Louis Kuffer
Alain Trellu, Monsieur Images de Lire est un plaisir vient de mettre son site de photos en ligne. Payez-vous une tranche de beauté, visitez-le en cliquant sur son autoportrait ! Il a aussi bien fréquenté Serge Gainsbourg, Jacques Mayol, Haroun Tazieff, les routes d'Afrique et la banquise du pôle nord. Et faites passer l'info si vous avez aimé le voyage : http://www.trellu.com/
Lire est un plaisir, La petite histoire des grandes chansons et La musique des mots continuent tout cet été grâce aux joies du différé et à la diligence de nos amis Bernard Delcord, Benoît Dumont et l'équipe matinale de Nostalgie. Nous sommes actuellement en Namibie où nous enregistrons émissions spéciales et reportages en compagnie et autour du peintre Juan Kiti grâce à Liberty TV et aux Leading Lodges of Africa. Nous vous invitons à suivre le périple de plusieurs milliers de km à travers les déserts du Kalahari et du Namib, les réserves et la côte atlantique. Rushes, écrits et photos vous attendent sur notre blog en cliquant sur la photo ci-dessous.
Eric Zemmour et Eric Naulleau ont confirmé leur participation à la prochaine saison de On n'est pas couchés. Il sera donc à nouveau question de livres (et de passes d'armes) dans le talk de France2 du samedi soir. Eric Naulleau a d'ailleurs déclaré avoir convaincu Zemmour de reprendre le collier une année supplémentaire car le duo n'avait pas encore tout dit (sic !). On n'est pas couchés a cette année été l'émission qui aura créé le plus de buzz internet grâce au tandem de critiques télé ; nous en avons parlé avec Laurent Ruquier il y a quelques jours lors de son passage à Bruxelles pour la promotion de sa comédie musicale (à l'affiche chez nous en décembre prochain).
LAURENT RUQUIER - Brice Depasse
Et aussi, l'interview de mon compère, Nathan Skweres:
Patrick Poivre d'Arvor vous parle de la série d'émissions qu'il présente sur Arte, Horizons lointains. Une interview réalisée par Nathan Skweres pour son Journal de la Télé, chauqe jour à 9 heures du matin sur Nostalgie (et ça continue tout l'été !). Horizons lointains, le titre du beau livre que PPDA avait publié aux éditions du Toucan l'été dernier et qui vient de paraître au Livre de Poche (un très bel ouvrage dans lequel Poivre vous emmène dans le sillage des écrivains du voyage de Chateaubriand à Kessel en passant par Conrad ou Morand).
Cliquez sur la couverture du livre pour écouter l'intégralité de l'entretien.
Alors que son nouveau paraît chez Gallimard, Antonio Tabucchi a de gros soucis avec la justice italienne suite à une plainte du président du Sénat, Renato Schiffani. Motif : Tabucchi a pris fait et cause dans le journal L'Unita, pour défendre un journaliste attaqué par le même homme. La presse italienne se montrerait, paraît-il, étrangement silencieuse sur ce sujet. Les explications personnelles de l'auteur des brillants "Nocturne indien" et "Requiem", face caméra (Mediapart) :
Puisque nous parlons politique et qu'il vient de réaliser l'entretien ci-dessus, je voudrais vous recommander la visite d'un autre skynetblog, celui de Michel Geyer, le jeune et talentueux co-rédac'chef de Nostalgie, Brèves de campagne. Dans ce blog, vous trouverez ses réactions, des sources ou encore les interviews de tous les présidents de parti à leur domicile (réalisation collégiale du Grand Morning dans laquelle Michel assure l'interview politique). Cliquez sur la photo du jeune Premier pour accéder à son blog citoyen. Retrouvez aussi Michel Geyer tous les matins à 8 heures sur Nostalgie pour son journal citoyen, un journal très proche de nous pour son thème et son angle d'attaque.
Ce matin-là dans le Grand Morning, le recueil de nouvelles de Valérie Nimal dont on n'a pas fini de parler (cliquez sur la couverture pour lire notre chronique et regarder la bande annonce) et aussi la parution en poche du fameux Juette de Clara Dupont-Monod (cliquez sur la couverture ci-dessous pour écouter notre entretien).
GM - VALERIE NIMAL & CLARA DUPONT-MONOD
Les minutes célibataires, Valérie Nimal, Bruxelles, Éditions Luce Wilquin, 107 pp., 12 €
La passion selon Juette, Clara Dupont-Monod, Le livre de Poche, mars 2009, 6€00.
C'est toujours un plaisir de partager mes lectures dans le Grand Morning avec Philippe et Laure. Les interviews de ces deux auteurs sont en ligne, voyez la colonne de gauche.
GM - DIDIER DECOIN & PHILIPPE DUTILLEUL
Un asile de flou nommé Belgique : Portrait à l'aigre-doux d'un pays en décomposition, Philippe Dutilleul, Buchet Chastel, mars 2009, 380p., 20€00.
Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, Didier Decoin, Grasset, février 2009, 235p., 17€90.
Vous l'avez compris; j'adore Antoine Bello. De l'évasion, de l'intelligence. Du vrai divertissement. Et puis toujours des références "De Funès" avec Philippe Cantamessa. On ne contrôle plus rien !
GM - Antoine Bello
Les éclaireurs, Antoine Bello, Gallimard, février 2009, 478p., 21€00.
Emission du 3 février : en marge du film Walkyrie, présentation des livres parus chez Perrin sur la résistance à Hitler. Panégérique du nouveau Maurice G. Dantec.
GM - Maurice G. Dantec
Stauffenberg, Jean-Louis Thiériot, Perrin, janvier 2009, 310p., 19€90
Nous voulions tuer Hitler, Johannes Freiherr von Boeselager, Tempus (Perrin), janvier 2009, 212p., 8€50.
Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute, Maurice G. Dantec, Albin Michel, janvier 2009, 210p., 16€00.
Si le livre était une arme, lequel choisiriez vous pour promouvoir la justice, la paix et la démocratie dans le monde? Il est temps de choisir son arme sur www.choisistonarme.fr Une campagne de Bibliothèques Sans Frontières.
A l'heure où Barack Obama prête le serment de respecter la Constitution et de servir le peuple d'Amérique, en clair d'agir un peu sur le destin du Monde, François Armanet a demandé à Russell Banks son avis sur le rêve éveillé des Etats-Unis. Le jugement que rend l'auteur d'American darling sur l'équipe d'Obama est très nuancé et éclairant. Cliquez sur la photo (de notre ami Alain Trellu) pour lire cet interview parue dans le Nouvel Obs.
Ce matin sur Nostalgie, je suis revenu sur deux livres que le thème de l'eau réunit et au sujet desquels j'ai eu l'occasion de vous communiquer mon enthousiasme il y a quelques semaines, dans ces colonnes. (cliquez sur leur couverture).
GM - Erik Orsenna et Thalassa
L'avenir de l'eau : Petit précis de mondialisation II, Erik Orsenna, octobre 2008, 411p., 22€00.
Le tour du monde en 365 jours, Thalassa, Michel Lafon, novembre 2008, 768p., 28€50.
Je m'appelle Brice Depasse et je vous souhaite la bienvenue sur le blog podcast d'activistes du livre développé par Nostalgie Belgique.
Je lis en ce moment
"Invisible" de Paul Auster (Actes Sud) : si vous avez aimé "Moon Palace" ou "Leviathan", plongez dans celui-ci !
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"Clara Malraux" de Dominique Bona (Grasset).
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LORANT DEUTSCH
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pendant 20 minutes sur notre plateau.
Ecoutez ROMAIN SARDOU
et lisez son adaptation des Lettres à Lucilius de Sénèque.
Entretien avec Charles
NAPOLEON, le dernier des BONAPARTE.
Regardez Amélie NOTHOMB
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Des heures de programme à regarder. Entretiens avec Annie Ernaux, Russell Banks, Guillaume Musso, Benjamin Lacombe, ... enregistrés à la FDL de Bruxelles en 2008.
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est réalisé avec la collaboration rédactionnelle de Christophe Corthouts, Nicky Depasse, Apolline Elter, Marc Bailly, Bernard Delcord, Valérie Nimal et ponctuelle de Philippe Cantamessa et Joël Habay.
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