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LIVRE de BORD
Nicky et Brice Depasse vous invitent chaque jour sur Liberty TV pour suivre l'actualité du livre. Cliquez sur le logo pour regarder quelques numéros.

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Le nouveau JAUFFRET
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Patrick de Carolis
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Bernard PIVOT
s'entretient avec Jean-Louis KUFFER.

Special Livre de Bord
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DAN BROWN revient enfin
Le symbole perdu son nouveau roman est en librairie. Qu'en penser ?

Classique SOLLERS
Le Disours parfait de Philippe SOLLERS est-il une nouvelle bible ? Jean-Louis KUFFER y répond.

ALEXANDRE JARDIN
Entretien à propos de son nouveau poche "Chaque femme est un roman"

JEAN d'ORMESSON
s'entretient avec Brice & Nicky dans une spéciale de Livre de Bord.

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20-03-2010
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DALIRien d'étonnant au fait qu'Hollywood ait acheté les droits de ce livre autobiographique dans lequel notre compatriote, l'anversois Stan Lauryssens, raconte une vie de faussaire, plutôt de vendeur de faux.
Son "coup d'éclat" (qui lui vaudra de se faire arrêter à deux reprises) sera le trafic de faux Dali dont une partie venait des ateliers du maître lui-même !
Le livre s'articule en trois parties, la centrale axée sur la vie de Dali : les révélations étonnantes et les anecdotes truculentes sont légion.

  STAN LAURYSSENS - Nicky Depasse 1
  STAN LAURYSSENS - Nicky Depasse 2

Ma vie criminelle avec Salvador Dali, Stan Lauryssens, L'Archipel, février 2010, 227p., 19€95.
20-03-2010, 14:04:11 Brice
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AUBENASIls ne m'entendaient pas, ne me voyaient pas. Je n'étais pour eux qu'un simple prolongement de l'aspirateur, la même mécanique, tout juste agrémentée d'une blouse et de gants en plastique.
C'est à une vraie démarche journalistique que Florence Aubenas - grand reporter au Nouvel Observateur - se livre: explorer, sur le terrain, la précarité des emplois peu qualifiés.
Teinte en blonde, le regard dissimulé par le port permanent de lunettes, l'ex-otage ravie, en 2005, lors d'un reportage en Irak, s'installe à Caen, en février 2009 et parvient, curieusement, à garder l'anonymat : elle plaidera, aux rares personnes qui penseront la reconnaître, la coïncidence de l'homonymie.
Son âge avancé - 48 ans, en 2009  - et un CV rendu vierge de toute expérience professionnelle la classeront, auprès des agences "Pôle emploi" dans la catégorie des "Hauts risques statistiques". Le seul débouché envisageable impose une formation d'agent d'entretien et la disposition inéluctable d'une voiture.
Un récit de galère, celle des emplois précaires, des horaires, du rythme de travail et de quelques scandaleux faits d'exploitation s'entame, qui décrit finement les relations humaines qui se tissent à tous les niveaux. L'écriture de Florence Aubenas allie la précision journalistique et le rythme alerte à quelques traits d'humour véritablement bienvenus.
L'expérience se conclura, en juillet 2009, lorsque Florence Aubenas décrochera le CDI qu'elle s'était fixé comme enjeu:Parmi les règles que je m'étais fixées, il y avait celle d'arrêter cette expérience dès qu'on me proposerait un contrat de travail définitif. Je ne voulais pas bloquer un emploi réel.
Apolline Elter

Le quai de Ouistreham, Florence Aubenas, éd. de l'Olivier, fév. 2010, 276 pp, 19 €
20-03-2010, 13:46:14 Brice
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juan-carlosTu me croiras si tu veux, mais ce livre, je l'ai d'abord écrit pour moi. Pour me rappeler ce que j'ai vécu avec toi pendant treize ans. Que nous nous sommes aimés, vraiment. Que nous nous sommes mariés. Que nous avons formé une famille. Que j'ai aimé tes enfants. Que nous avions des rêves. Que nous nous sommes battus pour une même cause politique. Que tu as risqué ta vie et perdu six ans pour cette cause. Et que je ne suis pas resté six ans à t'attendre sans rien faire.
La parution du livre de Juan Carlos Lecompte met à mal le mythe de l'ex-otage des FARC. Il pose surtout la question de l'étrange et ingrate attitude d'Ingrid Betancourt à l'égard de celui qui fut son deuxième mari et qui se dépensa sans compter - abandonnant toute occupation professionnelle - pendant les six années de sa captivité.
Traçant les circonstances de l'enlèvement de la célèbre otage colombienne, des actions entreprises durant les années de captivité jusqu'à celle, controversée, de sa libération, Juan Carlos Lecompte décrit aussi  les relations au sein de la famille:  s'il a grande estime pour Fabrice Delloye, premier mari d'Ingrid et leurs enfants, Mélanie et Lorenzo, il n'en va pas de même pour Yolanda, sa belle-mère, à qui il impute, la distance prise par sa fille.
Un livre écrit à la fois pour consigner le deuil d'un amour, mais aussi ses plus belles pages et inviter Ingrid à ce dialogue attendu depuis le jour de sa libération. 
Un dialogue libératoire lui aussi?
Pris entre le feu de l'émotion inspirée par Juan Carlos Lecompte et de la sympathie vouée à Ingrid Betancourt, le lecteur se prend à souhaiter ce droit de réponse sollicité. Il réalise, en tout cas, qu'une captivité de si longue haleine laisse des traces bien amères.
Je n'écris pas ce livre pour te faire du mal, mais pour me faire du bien. Pour clôturer un chapitre de ma vie. Même si je sais que je ne t'aime plus, je veux me souvenir pourquoi je t'ai aimée. Sans cela, mon long et douloureux combat n'aurait eu aucun sens. Et si de ton côté, tu as cessé de m'aimer aussi, ce n'est pas grave. Cela arrive. Seulement, j'aimerais que tu te rappelles que ton ex-mari s'est mobilisé pour toi de tout son corps et de tout son coeur.
Tu vois, Ingrid, ce n'est qu'un livre d'amour, finalement. D'amour-propre et d'amour tout court" Paris et Bogotá, novembre 2009.

Puisse ce paragraphe n'être que fin provisoire.
Apolline Elter

Ingrid et moi. Une liberté douce-amère. Juan Carlos Lecompte, éditions Alphée - Jean Paul Bertrand, janvier 2010, 210 pp, 21,90 €
20-03-2010, 13:36:01 Brice
08-03-2010
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L'expérience extrêmeSupport au documentaire  Le jeu de la mort qui sera  diffusé  sur France 2, mercredi 17 mars à 20h35, l'ouvrage de Christophe Nick et Michel Eltchaninnoff présente les protocole, tenants et conséquences d'une expérience d'une extrême...cruauté.
Adaptée de la célèbre expérience de Stanley Milgram (1960) - rappelez-vous le film I comme Icare - qui testait l'obéissance des sujets à des injonctions déraisonnables, le jeu "Xtrême" a pour objectif de mesurer le degré de soumission de notre société à la télévision. Les scientifiques ont cédé place et injonctions à une présentatrice-vedette, cristallisant le pouvoir du petit écran.
Cadre de l'expérience menée du 14 au 24 avril 2009: un plateau-TV, assorti d'un public, de deux candidats et d'une animatrice, censés réaliser les tests-pilotes d'un nouveau jeu télévisuel "Fortune et châtiment": interrogé sur 27 associations de concepts le candidat "questionné" (un comédien) reçoit, à chaque réponse fausse, une décharge électrique à voltage croissant, administrée par le questionneur. Les gradations extrêmes dépassent la limite du supportable...
Quatre-vingts candidats "questionneurs", âgés de 25 à 55 ans, furent sélectionnés sur base d'un mailing de 13.000 personnes. Les critères de recrutement devaient garantir une représentation équitable de la population, pondérant les tranches d'âges, les sexes et les degrés de consommation d'émissions de télé-réalité. La participation était dénuée d'enjeu financier.
Entourés de conseillers scientifiques, les protagonistes de l'enquête développent toutes les facettes de celle-ci, analysant, avec minutie, les facteurs d'obéissance, de tricherie et d'abandon (désobéissance).
La télévision a réussi le tour de force de conjuguer les mauvaises manières de l'homme dérobé au regard d'autrui et celles de la foule que rien n'arrête.
Parmi les paradoxes soulevés par l'enquête, le moindre n'est pas de découvrir une plus grande soumission, en 2009,  (81 %) à l'autorité incarnée par l'animatrice-TV que celle (62,5 %) manifestée, en 1960, à l'égard des scientifiques de l'expérience de Milgram, lors même que notre société revendique une liberté accrue...
Apolline Elter

L'expérience extrême, Christophe Nick, Michel Eltchaninoff (avec les contributions scientifiques de Jean-Léon Beauvois, Didier Courbet, et Dominique Oberlé), Ed. Don Quichotte, mars 2010, 300pp, 18€50.
08-03-2010, 09:28:23 Brice
03-03-2010
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Dernières salvesLa chronique ci-dessous a paru dans la livraison du
3 mars 2010 de l’hebdomadaire satirique bruxellois
PAN :

Avec ses Dernières salves parues il y a trois mois chez Plon à Paris, le célèbre journaliste français Jean-François Kahn complète son Dictionnaire incorrect et son Abécédaire mal-pensant au moyen de formules qui font mouche (et bien souvent mal, car il est difficile pour les politiques et autres paltoquets de faire rire à leurs dépens – pas vrai, BHL ?), comme : « Besancenot, Olivier : facteur… de division » ;
« Chauffeur : seul représentant du peuple auquel sont confrontés certains élus du peuple » ; « Guerre d’Irak : guerre dirigée contre le régime baassiste criminel de Saddam Hussein et qui a fait, en sept ans, beaucoup plus de victimes civiles que le régime baassiste criminel de Saddam Hussein » ; « Jackson, Michael : icône de la pop music. Star noire qui crut que, pour rester éternellement en enfance, il suffisait de se transformer en spectre blanc. Ce qui n’était pas tout à fait faux puisqu’il mourut jeune, adulé, dans le noir, mais blanchi de ses turpitudes » ; « Lang, Jack : prêt à ramper sous le feu ami plutôt que de s’éloigner des feux de la rampe » ; « Plus-value : ce que rapporte aux uns le travail des autres » ; « Rafistoler : ce que Sarkozy appelle ‘refonder’ » ; « Séguin, Philippe : Homme politique original et talentueux. C’était un ours. Le problème, c’est que c’était un ours en peluche. Aurait pu… mais n’a pas osé : comme ne dit pas la proverbe : ‘Qui reste à sa place perd la chasse’ » ; « Tombe : trou de mémoire »…
Un feu nourri d’intelligence et d’esprit !
PANTHOTAL

Dernières salves
par Jean-François Kahn, Paris, Éditions Plon, novembre 2009, 560 pp. au format 14,2 x 22,6 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 23,90 €
03-03-2010, 12:44:55 Brice
02-03-2010
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PETITFILSS'il est un scandale  qui a envenimé le règne de Louis XIV, c'est bien l'affaire des poisons. Visé en son cercle intime  - Madame de Montespan fut suspectée d'avoir voulu l'empoisonner - le monarque institua, dès 1679, une commission d'enquête, la Chambre ardente, avec mission de livrer  chasse aux sorcières:  mis sur la sellette, soumis à la petite, grande questions et autres tortures, une série de personnages obscurs et malfaisants furent exécutés sur la voie publique, par décapitation, pendaison ou passage sur le bûcher. 
Des noms comme La Voisin, La Filastre, la Grange et quelque 160 autres comparses étaient impliqués dans des pratiques sordides : commerce de poisons, sortilèges, messes noires, pactes sataniques, sacrifices rituels...qui drainaient des adeptes jusque dans les cercles haut-placés du pouvoir.
Figure centrale de l'enquête, Gabriel Nicolas de la Reynie, lieutenant général de Police dut tempérer zèle et intégrité des éléments de l'enquête visant La Montespan. Le résumé de ses notes constitue une source précieuse pour  l'ouvrage.
Résultat de recherches approfondies,  basées sur une bibliographie et source d’archives impressionnantes, l'ouvrage de l'historien Jean-Christian Petitfils propulse le lecteur au coeur des intrigues de Cour, dénonciations gratuites, mentalités stupéfiantes et d'une psychose bien compréhensible.
Un ouvrage majeur.
Apolline Elter

L'affaire des poisons, Jean-Christian Petitfils, Editions Perrin, janvier 2010, 382 pp, 21,5 €
02-03-2010, 20:44:13 Brice
28-02-2010
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Les produits de notre enfance en 60 recettesCeux qui ont connu jadis l’arrivée sur nos tables du Banania, du Coca-Cola, de la grenadine, du Nutella, du Toblerone, de la Vache qui rit, du Boursin, du camembert Lanquetot, du carré frais Gervais, du Saint-Moret, du ketchup Heinz, du bouillon Kub, de la gelée Maggi, de la Maïzena, de la purée Mousline, des coquillettes Lustucru, du thon Petit Navire, de la crème de marrons Clément Faugier, du condiment Savora, du Tabasco, des petits beurres Lu, du Carambar, des fraises Tagada et du lait concentré Nestlé auront plus d’une pensée émue à la lecture de Les produits de notre enfance en 60 recettes, une compilation de réminiscences souriantes et gustatives des regrettées « Golden Fifties & Sixties »…
Chaque produit y est présenté sur une double page reproduisant aussi les affiches publicitaires d’antan, elle-même suivie de recettes qui, si elles n’excellent pas toujours par leurs qualités gastronomiques, brillent au firmament du souvenir d’un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître !
Bernard DELCORD

Les produits de notre enfance en 60 recettes, Paris, France Loisirs, (© Éditions Marie-Claire), août 2008, 184 pp. en quadrichromie au format 19, x 26 cm sous couverture cartonnée en couleur, 20 €
28-02-2010, 23:50:01 Brice
18-02-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Chroniques d'une vestale zen
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BRUNISpécialiste des têtes couronnées, Patrick Weber n'hésite pas à introniser la France républicaine dans les rangs des monarchies les plus établies. Sans doute faut-il être Belge pour s'attaquer ainsi à un portrait de la première Dame des Français sans être taxé d'implication partisane.
Relatant  les apparitions publiques de l'ex-mannequin, mangeuse d'hommes et encore actuelle chanteuse, depuis son mariage avec "Nicolas Ier", le journaliste tente de percer l'énigme d'une femme experte consommée dans l'art de l'esquive.
Une richissime vestale zen qui donne l'impression de jouer un rôle, avec fonction d'apaiser le président et de le défaire de son image de Zébulon hyperkinétique doublé de celle d'un homme d'Etat autoritaire.
Elégante, élancée, naturellement indolente, polyglotte avertie, politiquement éprise des intellectuels de gauche, la reine Carla tiendrait tant  d'une Catherine ou d'une Marie de Médicis, Joséphine de Beauharnais, Marie-Antoinette que d'une Astrid de Belgique, Diana Spencer, Grâce de Monaco ou même et surtout d'une Jackie Kennedy. Chacune de ces ressemblance étant évaluée selon un coefficient de Carla-compatibilité.
Carla souffre d'un syndrome bien connu par les reines de France. Elle paraît lointaine, coupée des réalités du peuple. A ceux qui réclament du pain, elle propose de lire de la poésie. Et quand on s'attendrait à la voir marcher, tête baissée, deux pas derrière son auguste époux, elle donne plus souvent l'impression de n'en faire qu'à sa tête.
Mystère d'un couple, mystère d'une fonction bien délicate à négocier.
Apolline ELTER

La reine Carla, Patrick Weber, Editions du Rocher, février 2010, 190pp, 18€00.
18-02-2010, 21:42:20 Brice
09-02-2010
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si_tu_ne_m_aimes_pas_je_t_aime_01Peut-être ,poursuit-elle, les textes qui vont suivre, nous aideront-ils à comprendre, à déchiffrer le mystère amoureux, et pas seulement le nôtre Peut-être, en mettant par écrit notre histoire, de notre rencontre jusqu'à aujourd'hui, aurons-nous trouvé, tels des alchimistes modernes, ce passage toujours recherché, jamais découvert, qui transforme le plomb en or: l'or de l'amour contre le plomb du quotidien.
Voilà le défi philosophal que s'assignent Catherine Laborde et Thomas Stern, couple célibataire -partageant des tranches de vie plutôt qu'un toit - tandis qu'ils rédigent, à deux voix, le récit d'une relation aux allures aussi libres qu'irrémédiablement aimantes. Dans le chef d'un philosophe et d'une présentatrice habituée aux turbulences de la météo, on ne peut qu'attendre une mise en scène secouée: de ce côté, le lecteur ne sera pas déçu, découvrant comme l'amour peut être complexe dans son expression: L'amour est fractal. Pour durer dans les corps et dans les âmes, il a besoin de ruptures. Un couple sans scène, ça n'est pas vraiment un couple, juste un pâle arrangement entre les fantômes. (Thomas Stern)
Cynique à ses pages (Lui), tendre à d'autres (Elle), pudique sur certains points, crue sur bien d'autres, sincère sans doute, irrésistible quand le chapitre 57 se fait le théâtre d'une scène conjugale hilarante, indiscrète et complice, cette relation d'amour est pour le moins...déconcertante.
J'hésite à l'écrire, mais nous sommes sans doute un couple heureux...Nous vivons un bonheur comme tous les bonheurs, nourri de rêves et de projets avortés qui semblent prouver que la réalité est insatisfaisante. Pas du tout. Les couples heureux ont des histoires et nous ne sommes jamais à court d'invention.
De ce côté, on peut compter sur eux.
Apolline Elter

Si tu ne m'aimes pas, je t'aime, Catherine Laborde & Thomas Stern, Flammarion, février 2010, 344 pp, 19 €
09-02-2010, 19:54:31 Brice
06-02-2010
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AMOUR NUITJe vous avais promis la chronique de ce petit livre plein de  promesses - et qui les tient - je ne faillirai  à la mienne. Sitôt votre flamme déclarée à l'élu(e) de votre coeur (cfr chronique du Petit livre à offrir en guise de déclaration d'amour) vous en consacrez l'ardeur à vos ébats vespéraux.
Soulignons le professionnalisme des auteurs de ces pages - Raphaële Vidaling est assistée de Laurence Schaack, Thomas Deligny et Nicole Seeman - l'inventivité et le souci...d'exhaustivité. L’aiguillon de l’humour frappe à nouveau, qui évite à l'érotisme de verser dans la pornographie basique.
Des postures du Kama Sutra - encore lui - contrepèteries, épigrammes, haïkus et fables revisités aux accords parfaits des fruits et légumes, bontés d'Agnès et usage insolite d'objets ménagers, vous considérerez, c'est sûr, votre quotidien d'un regard neuf et parfaitement ...troublé.
Le mot de la fin, nous le laisserons aux auteurs: En pariant sur le fait que l'amour et l'humour peuvent faire bon ménage, même  au lit, vous y trouverez donc de quoi nourrir vos cellules grises afin de mettre celles de la chair en condition.
Apolline Elter

 Le petit livre à offrir à l'amour de ses nuits et à lire ensemble d'une seule main pour les rendre encore plus torrides, Raphaële Vidaling , avec la participation  de Laurence Schaack, Thomas Deligny et Nicole Seeman, Tana éditions, janvier 2009, 126 pp, 14,9 €
06-02-2010, 12:53:02 Brice
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AMOUR 1Parce que tout le monde ne peut pas être poète même si le coeur y est.
Assistée de Michel Clavel, Nicole Seeman, Christelle Simonutti et Etienne Lécroart, Raphaële Vidaling dote les déclarations d'amour d'une arme redoutable et fatale: l'humour.
Des marguerite génétiquement modifiée, lettres d'amour à customiser, citations et blasons revisités, rébus, patchworks et métagrammes ...à l'interprétation d'un test psychologique, de sagesse séculaire du Kama Sutra ou d'un simple électrocardiogramme, l'ouvrage constitue une mine de déclarations à exp(l)oser à l'être aimé.
Si lui offrir ce prodige d'inventivité constitue une déclaration en bonnes et dues formes - de ce côté, il y a le choix - vous éviterez de clamer qu'il a boosté votre imagination : vous aviez, il est vrai, une hésitation pour l'orthographe exacte d'un Je t'aime* en zoulou...
Un petit livre à offrir et à... s'offrir.
Apolline Elter

Le petit livre à offrir en guise de déclaration d'amour, parce que tout le monde ne peut pas être poète même si le coeur y est, Tana éditions, 2008, 126 pp, 14,9€

* NGIYAKUTHANDA
06-02-2010, 12:35:38 Brice
05-02-2010
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NARCYJ'ai toujours pensé que les téléspectateurs ne se trompaient pas sur les véritables qualités de coeur de leurs animateurs et que les plus humains d'entre eux faisaient les plus longues carrières.
Ce doit être vrai pour les journalistes aussi...
Avec, à son actif, quelque six mille présentations de journaux télévisés, Jean-Claude Narcy trace le tableau de 50 ans passés au service de la TV, de la RTF à TF1. Amnésique sélectif, le chevaleresque journaliste privilégie la relation de souvenirs forts et d'amitiés nouées: Philippe Labro, l'ami des années d'Algérie,  Roger Gicquel, celui des présentations en tandem, Line Renaud, les innombrables personnalités pour lesquelles Jean-Claude Narcy clame son admiration, Simone Veil, Jean Piat, Pierre Arditi, Bernadette Chirac...
Au-delà des portraits bienveillants de la plupart de ses interlocuteurs, le journaliste s'interroge sur la mission de la télévision, celle de l'information  et ses dérives potentielles. C'est un message éthique qu'il livre aux générations actuelles et à venir, une passion qu'il entend partager dans ses plus nobles motivations.
Apolline Elter

 Une vie en direct, Jean-Claude Narcy, Ed. JC Lattès, janvier 2010, 298 pp, 18 €
05-02-2010, 22:01:46 Brice
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BONALa vie est une maison qui ne fait pas crédit et où la seule dignité consiste à payer comptant sans essayer de tricher (Clara Malraux)
Voici que nous revient Dominique Bona (Le Manuscrit de Port-Ebène, Stefan Zweig, Romain Gary,  Berthe Morisot, Camille et Paul Claudel, ...) avec une nouvelle biographie, consacrée à Clara Malraux, épouse d'une figure mythique  de notre XXe siècle. Le fil d'une vie qui se lit tel un roman, en toute page, captivant.
Née Goldschmidt, au sein d'une famille parisienne, bourgeoise et aisée, Clara ne renouera avec ses racines juives qu'à l'automne de sa vie. Pour l'heure, on est en 1921, elle a 24 ans et rencontre André Malraux dont le côté révolutionnaire - romantique et grisant -  lui permet de fuir le conformisme d'une jeunesse dorée.
Bohême, généreuse, passionnée, bavarde, ...Clara s'engage,  à la suite de Malraux, sur tous les fronts,  voyages orientaux, succès  et ...fiascos  que le jeune dandy échafaude.  La légende de ce dernier s'effiloche de quelques sombres trafics dont le vol de vestiges antiques à Angkor...
Mais surtout, c'est  l'inéluctable érosion du couple que l'ouvrage s'emploie à démontrer. Maintenue dans l'ombre d'un Malraux qui conquiert, dans les années 30, son chemin de gloire, Clara ne pourra s'exprimer qu'une fois la séparation consommée. Elle publiera alors une série de livres à composantes autobiographiques qui résonneront comme des règlements de comptes.
Paradoxe d'une personnalité attachante, qui se veut libre et anti-conformiste, mais  restera, sa vie durant, inféodée à un André Malraux énigmatique et fier, dont elle conservera le patronyme, au-delà du divorce.
Riche d'une bibliographie fouillée et d'une rencontre, en 1978 avec l'intéressée, l'ouvrage de Dominique Bona est tout simplement magistral. Si le portrait de Clara Malraux est empreint de bienveillance et même d'une certaine tendresse, l'auteur ne se départit pas de la rigueur objective et de la subtile analyse psychologique qui font le cachet de ses écrits.
Une lecture hautement recommandée.
Apolline ELTER

Clara Malraux, de Dominique Bona, Grasset, janvier 2010, 470 pp, 20€90
05-02-2010, 21:54:17 Brice
30-01-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Les tréfonds de Paris
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DEUTSCHLe concept est génial - décliner l'histoire de Paris au gré de ses stations de métro -  son rendu ne l'est pas moins.
Un Paris que Lorànt Deutsch connaît comme sa poche et dont il livre les coutures, en une ballade de 21 chapitres (stations), affectant à chacun un siècle de l'ère chrétienne.
Ce Paris qui au fil des siècles impose à la France son rôle ...capital, l'auteur nous le fait vivre d'une plume alerte, riche de 17 années de gestation, farcie de remarques perso et d'une prodigieuse érudition. Des encadrés jalonnent le  texte, qui remettent à l'heure les pendules de l'Histoire et de ses anecdotes: des sort des dépouilles royales, invasions des Vikings, tribulations de la Joconde..aux destins d'un Nicolas Flamel, Roi Dagobert et des 1119 têtes guillotinées sur la Place de la Concorde, l'auteur crée le théâtre d'une visite guidée aussi captivante qu'inédite.
Une Histoire jaillie des profondeurs dont la lecture s'impose, au coin du feu et en guise de guide..  d'un chemin de croix cochées au gré des rames.
Apolline ELTER

Métronome. L'histoire de France au rythme du métro parisien, Lorànt Deutsch, Michel Lafon, sept.2009, 380 pp, 17,9 €



Riche d'une impressionnante filmographie, l'acteur impose à son érudition, le souffle vrai de la passion.
30-01-2010, 16:24:49 Brice
24-01-2010
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NAPOLEONPlus de 150 ans après sa disparition, Napoléon Bonaparte reste le sujet le plus couru de l'édition dans le monde. Les livres publiés sur sa vie, son "oeuvre", son époque sont légion (le cas de le dire). Pourtant, l'angle choisi par le dernier des Bonaparte, Charles Napoléon (qui se trouve être aussi l'arrière petit-fils de Léopold II de Belgique), ne manque pas d'intérêt et se révèle passionnant. On a beau avoir lu Castelot ou Tulard, on est touché par les descriptions de la jeunesse du petit Napoleon Buonaparte, étonné par l'inventaire et la nature des objets toujours en possession par ses descendants, intrigué par les anecdotes d'enfance de Charles Napoleon décrivant le fanatisme de certains de nos contemporains.
Sans aller jusqu'à dire que ce bon livre vous offrira un autre visage de Bonaparte, je vous conseille ce livre pour la face privée du personnage historique.

  CHARLES NAPOLEON - Brice Depasse 1
  CHARLES NAPOLEON - Brice Depasse 2

CHARLES NAPOLEONNapoléon, mon aïeul, cet inconnu, Charles Napoléon, XO éditions, novembre 2009, 416 pages, 21,90 €.
24-01-2010, 20:30:14 Brice
22-01-2010
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Manuel pratique du terroristeLe texte ci-dessous a paru dans l'hebdomadaire satirique bruxellois PAN du 20 janvier 2010 :

Avant d’éditer la version française du Manuel pratique du terroriste rédigé par la direction des opérations d’Al-Qaida, un texte connu dans le monde anglo-saxon sous le titre de Manuel de Manchester, l’éditeur bruxellois André Versaille, qui en avait obtenu une version en provenance directe de Guantánamo, a soigneusement pesé le pour et le contre : fallait-il courir le risque de faire circuler une traduction française du texte arabe saisi par les autorités britanniques en 2000 dans l’ordinateur du terroriste Nazih (sic !) Al-Raghie, texte détaillant sans ambages en 18 leçons les diverses manières de se fondre dans le paysage d’un pays occidental, d’échapper aux poursuites, de recruter des comparses, de s’entraîner à la violence, de recueillir des informations par l’espionnage, de fabriquer des faux papiers, des poisons et des bombes, de commettre des attentats à l’explosif ou des assassinats à l’arme blanche (pompeusement qualifiés d’« opérations spéciales tactiques »), d’utiliser des armes à feu, de communiquer secrètement, de résister aux interrogatoires, de s’évader, de libérer des complices… ? La réponse fut positive : « On ne se défend efficacement contre un péril que si l’on en comprend la nature », écrit André Versaille dans une note liminaire. Mais la décision de publier ce vade-mecum ne fut pas exempte de précautions, bien entendu : le texte a donc été amputé des passages « qui expliquent dans le détail comment frapper mortellement un individu, produire des poisons ou fabriquer des explosifs ». Ce qui ne l’empêche nullement de mettre en lumière les ressorts des crapules qui masquent derrière un prêchi-prêcha grotesque (et insultant pour l’Islam) leurs velléités immondes d’instaurer une pseudo théocratie mondiale en tous points comparables aux infâmes dictatures hitlérienne, stalinienne et franquiste. Le Mein Kampf d’Al-Caca, en quelque sorte…
PANTHOTAL

Manuel pratique du terroriste par Al-Qaida, édition établie et préfacée par Arnaud Blin, avant-propos de Simon Petermann, Bruxelles, André Versaille éditeur, novembre 2009,
192 pp. en noir et blanc au format 12,3 x 21,5 cm sous couverture brochée en deux couleurs, 19,90 €
22-01-2010, 19:07:57 Brice
21-01-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Un grand « dealer »
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John Maynard KeynesBernard Gazier, professeur d’économie à l’Université Paris I, vient de faire paraître, aux Presses universitaires de France dans la fameuse collection « Que sais-je ? », une biographie de l’Anglais John Maynard Keynes (1883-1946), l’un des plus grands économistes du siècle dernier. Ce passionnant petit ouvrage, qui éclaire sur la pensée du fondateur de la macroéconomie moderne et de l’artisan du « New Deal » qui permit en 1933 à Franklin Delano Roosevelt de redresser spectaculairement son pays (jusqu’en 1937) après le krach de Wall Street d’octobre 1929, fut admiré dans les années 1960-70 pour son pragmatisme, avant de faire l’objet d’un rejet total des économistes ultralibéraux des quarante dernières années. Une bonne raison pour le ramener aujourd’hui sur le devant de la scène et rappeler quelques vérités historiques dérangeantes : le krach de 1929 était consécutif à une bulle spéculative, dont la genèse remonte à 1927 et qui avait été amplifiée par un nouveau système d'achat à crédit d'actions, instauré en 1926. Les investisseurs purent ainsi acheter des titres avec une couverture de seulement 10 %, à des taux d'emprunt dépendant du taux d'intérêt à court terme la pérennité du système dépendait donc de la différence entre le taux d'appréciation des actions et ce taux d'emprunt. Entre mars 1926 et octobre 1929, le cours des actions augmenta de 120%. Le 3 septembre, l'indice Dow Jones atteignit 381,17, son plus haut niveau avant 1954. Le 16 octobre, l'économiste Irving Fisher déclara : « Les cours ont atteint ce qui semble être un plateau perpétuellement élevé ». Les prises de bénéfices, massives, entraînèrent des ventes tout aussi massives, qui provoquèrent la panique. On connaît la suite : parmi les effondrements spectaculaires, Goldman Sachs passa de 104 dollars en 1929 à 1,75 en 1932 et J. P. Morgan perdit entre 20 et 60 millions de dollars, la déconfiture de ces banques entraînant tout le système dans leur chute. Il fallut attendre l’entrée en guerre des USA en 1941 pour voir la sortie du tunnel. Le système de sauvetage imaginé par Keynes impliquait des interventions massives de l’État, tant sur le plan financier que social, et l’on vit naître sous son impulsion d’innombrables formes d’emplois subsidiés qui évitèrent bien des drames. Un honnête homme, donc. Et un visionnaire, puisque sa recette a parfaitement fonctionné en 2009 !
Bernard DELCORD

John Maynard Keynes par Bernard Gazier, Paris, Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », 2009, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9 €
21-01-2010, 19:44:43 Brice
28-12-2009
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DEUTSCHIntégralité de l'entretien réalisé pour le Livre de Bord N°50, à propos de Métronome, l'heureux grand succès librairie dans lequel Lorànt Deutsch raconte l'histoire de Paris à travers Métro et quartiers.

Metronome, Lorànt Deutsch, Michel Lafon, 2009, 380p., 17€90.
28-12-2009, 10:44:31 Brice
11-12-2009
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ORBANAprès Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête... et par beau temps aussi (Albin Michel, 2007), Christine Orban revient avec un recueil d'aphorismes, sentences, réflexions, ..inspirés d'une expérience de vie qu'elle entend partager.
Sentiments importants, opportuns, importuns, sagesse des lectures, contradictions, paradoxes, ....s'offrent à la méditation du lecteur, telles de délicieuses infusions qu'il fera peut-être siennes.
Ne boudons pas notre plaisir et laissons infuser quelques sentences avant de vous inviter à parcourir ce bel ouvrage de vie.
Je connais quelqu'un qui aime moins ses tableaux, quand ils perdent de la valeur.
Etre aimé n'est rien, il faut être préféré.
La fin d'un amour sonne quand même la gentillesse devient insupportable.
Le silence n'est jamais une mauvaise réponse.
La force est une sensation intérieure qui n'a rien à voir avec la réalité mais qui finit par l'influencer.
Le mondain doit être très invité pour ne pas avoir envie de sortir.
Une mine de sujets pour le bac..., Christine Orban a la pensée riche et généreuse. Une envie nous saisit de poursuivre avec elle la conversation amorcée.
Apolline Elter

La vie m'a dit ..., Christine Orban, Albin Michel, novembre 2009, 180 pp, 12,5€ 
11-12-2009, 23:05:08 Brice
01-12-2009
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KAHNJean-François Kahn remet le couvert (une dernière fois ? voir interprétations à donner à "dernières") après l'Abécédaire mal pensant (cliquez sur la couverture pour en lire notre chronique) et le Dictionnaire incorrect. Le principe reste le même : "contre vents et pensée unique avec la force d'un tank".
Jean-François Kahn est interrogé par Michel Geyer. En bonus, vous pouvez lire sur son blog, en cliquant sur la photo ci-dessous, ce que le fondateur du magazine Marianne pense des hommes politiques belges.

  JEAN-FRANCOIS KAHN - Michel Geyer

Kahn2Jean-François Kahn, Dernières Salves, Plon, novembre 2009, 560p., 23€90.
01-12-2009, 09:53:30 Brice
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